Le Service Volontaire Européen (S.V.E.)

Le S.V.E, kezako ?

Le SVE est un programme de l’agence Erasmus + Jeunesse et Sport qui s’adresse à tous les jeunes entre 18 et 30 ans sans conditions de formation ou de qualifications.

Il permet à un jeune d’effectuer un volontariat dans un projet collectif dans un pays d’Europe pour une durée de 2 à 12 mois et à une collectivité de profiter de l’engagement d’un jeune en général très motivé.

Pendant son service, le volontaire découvrira un pays, une culture, apprendra la langue, découvrira un secteur professionnel, rencontrera d’autres volontaires européens…
En échange de son travail, le volontaire n’est pas rémunéré mais son voyage et son séjour sont pris en charge. La structure d’accueil assure un tutorat, la structure d’envoi assure la préparation et un suivi en cas de problèmes.
Les domaines dans lesquels on peut faire un SVE sont très variés : culture, environnement, animation auprès des jeunes, aide aux personnes âgées ou enfants en difficulté, lutte contre le racisme, contre l’exclusion sociale…

Des réunions d’information ont lieu régulièrement auprès de Gwennili, contactez-nous pour les prochaines dates !

Liens

Cliquez-ici pour retrouver la base de données des projets de volontariat européen.

Retrouvez toutes les infos sur le Service Volontaire Européen en visitant le site de l’Agence Erasmus +, Jeunesse et Sport.

C’est par là…

Témoignages

Vincent : un SVE dans une Alliance Française en Hongrie

 

Après avoir arrêté ses études de logistique et de transports, Vincent accumulait des emplois «avec peu ou pas de qualifications». Après quelques stages dans le domaine de l’infographie multimédia, il avait trouvé son projet professionnel. En parallèle, Vincent avait contacté Gwennili pour un Service Volontaire Européen, d’abord en 2009, puis à nouveau en 2011, en participant à l’une des réunions organisées par l’association. Il a commencé à chercher un projet. Après quelques réponses négatives, notamment en Allemagne, il a posé sa candidature pour un projet à Szeged en Hongrie. «Après de longs mois d’attente et de stress, je suis finalement parti début Janvier 2012, pour six mois.»

Vincent a pour mission d’utiliser les réseaux sociaux, et autres outils informatiques pour faire la promotion d’évènements organisés par l’Alliance Française pour qui il travaille. «Hier j’ai commencé à faire la promotion de la soirée Bretonne du 24 Mai. Donc j’ai réalisé des affiches et des flyers.» Vincent a aussi pour mission de promouvoir le S.V.E dans les autres Alliances Françaises de Hongrie en créant des livrets et des posters. «C’est pas mal de travail. Je vais essayer de motiver les jeunes d’ici à bouger!»

Dans le cadre de son SVE, Vincent fréquente d’autres volontaires rencontrés lors de sa formation de début de parcours. Il fréquente aussi bien entendu les membres de l’association pendant la journée mais aussi en dehors du travail. Le personnel de l’association est salarié. Vincent rencontre aussi beaucoup d’étrangers, notamment des étudiants Erasmus et même des personnes qui travaillent là bas depuis quelques années. Il fréquente également des hongrois mais aussi des américains ou encore des chinois et des australiens dans le cadre de cours de Hongrois qu’il prenait.

Vincent n’a pas eu difficultés particulières à s’intégrer et s’adapter à la culture locale. Selon lui, «les vieux trains de l’ère soviétique, il n’y a pas mieux pour rencontrer du monde». Ce qui l’a étonné, c’est le fait de mélanger les vins rouges et blancs à des liquides tels que le cola ou l’eau gazeuse !

S’il pouvait donner un conseil aux futurs volontaires, il dirait que «Même si ça peut être long et désespérant au début (Trouver son projet et demander les aides) et qu’il faut s’accrocher, ça vaut le coup !»

Propos recueillis par Maxime EUZEN le 21/05/12.

Johanne : un SVE dans un parc national en Grèce

 

« Ce que je veux faire dans ma vie, c’est de travailler avec les animaux sauvages. Mais il est difficile de trouver du travail dans ce domaine en France. » Johanne avait aussi cette envie de voyager et de découvrir plusieurs pays. Elle a donc cherché des programmes qui envoient des jeunes à l’étranger. C’est ainsi qu’elle a trouvé le S.V.E. « J’espérais principalement de l’expérience SVE de m’ouvrir quelques portes d’un point de vue professionnel. » Elle a trouvé cette mission en Grèce qui consistait à observer des vautours dans un parc national.

« Il y avait plusieurs activités dans mon programme ». Son emploi du temps hebdomadaire était chargé. Deux jours par semaine elle recensait le nombre de vautours toutes les heures et identifiait les individus marqués. Elle passait de l’observation de nids de vautours deux jours par semaine à la recherche de nouveaux nids au printemps. Johanne avait aussi pour mission de participer à la recherche de nouveaux oiseaux en hiver. Elle passait aussi une journée par semaine à travailler au bureau.

Johanne fréquentait les autres volontaires ainsi que l’équipe locale, qui était salariée. « Il était un peu difficile de s’intégrer directement à la population ». Le village était isolé et la communication était difficile du fait de la barrière de la langue. Elle participait aux fêtes et cérémonies pour faire connaissance avec les coutumes. Durant ses temps libres, Johanne jouait aux cartes avec les autres volontaires du village, allait sur internet et faisait la sieste.
« Il était difficile de trouver des passe-temps dans ce coin isolé, mais on était tous ensemble. »

« J’ai vécu et travaillé avec des personnes d’au moins six nationalités différentes. » Ce qui l’a le plus marqué, ce sont les différences alimentaires entre les pays. Elle pense aussi que la Grèce est un pays « conservateur », notamment dans sa vision de la famille qui est selon Johanne « ancienne ».

Propos recueillis par Maxime EUZEN le 23/05/12.

Maëlle : un SVE Europe/culture en Ukraine

 

Après sa période de lycée, Maëlle était persuadée qu’elle voulait partir, prendre du recul sur sa vie, apprendre sur sa propre culture et en découvrir d’autres. Elle a donc pensé à la possibilité de partir en S.V.E. Maëlle était plus centrée sur le projet que sur le pays. Elle a choisi un projet qui proposait de faire de l’animation en Ukraine. « Un grand choc culturel m’attendait, et c’est ce que je recherchais. »

Maëlle a pour mission principale d’animer les « euro club » trois fois par semaine, c’est à dire discuter autour de sujets qui touchent à l’Europe, briser les clichés. Elle se concentre surtout sur le thème des discriminations qui est un des gros problèmes en Ukraine. « Je crée des évènements avec les jeunes, des journées à thèmes, des festivals, des occasions pour créer des liens au sein de la communauté. » Maëlle anime aussi des camps pendant les week-ends ou pendant les vacances avec uniquement des animateurs étrangers. Les échanges s’y font en anglais ce qui, selon Maëlle, facilite l’ouverture à d’autres cultures. Une fois par semaine elle anime des « French clubs », des cours de français ludiques pour, dit-elle, tous les niveaux.

Dans son association, tous les membres sont salariés et à plein-temps. Avec eux, il y a les volontaires européens et les « PeaceCorp » : les volontaires américains.

Son intégration a été plutôt simple. Maëlle a dû trouver d’autres moyens de communiquer que la parole car selon elle, en Ukraine, l’anglais n’est pas parlé par beaucoup de monde.
« La culture est vraiment différente sur beaucoup de points. » Maëlle ajoute qu’il faut bien observer les attitudes de la population pour cerner la culture et ne pas provoquer de conflits interculturels. Durant ses temps libres, Maëlle participe à des soirées et des concerts, ou bien prépare les activités pour les jours à venir.

« Clairement, le problème de l’homophobie est ce qui me marque négativement (…) et dès que la discussion s’ouvre, les clichés tombent rapidement. » De façon plus positive, quand Maëlle était débordée de travail, les gens venaient volontiers l’aider. La solidarité est, selon Maëlle, très présente dans la culture ukrainienne.
De façon plus anecdotique, les gens ne se font pas la bise là bas, « et bizarrement, ça me manquait au début ! ».

Il faut selon Maëlle, prendre du recul sur sa propre culture lorsque l’on part en Service Volontaire Européen. Il faut bien se renseigner avant de partir sur la ville dans laquelle on part, et faire attention au logement qui doit se faire dans de bonnes conditions. Aussi, Maëlle ajoute que le coup de blues arrive vite et qu’il ne faut pas hésiter à sortir et à s’investir dans son volontariat pour que ce passage soit le plus court possible.

Propos recueillis par Maxime EUZEN le 21/05/12.

Lorette : un SVE dans la fondation House of Peace en Pologne

 

« J’avais cette envie de partir, de découvrir un autre lieu et de me sentir active et utile dans un endroit, impliquée dans une action, un projet. » Lorette a donc pris contact avec Gwennili pour concrétiser son projet. Elle a trouvé la préparation du projet longue et fastidieuse, mais « sa motivation était grande ». Lorette n’a pas choisi son pays, sa priorité c’était le projet et l’action qui devaient être en phase avec ses envies personnelles et professionnelles. Elle veut travailler « dans le spectacle vivant et les projets culturels et artistiques ». Son autre objectif était de s’améliorer en anglais durant son service.

« Mon projet SVE était plus notre projet car nous étions dix volontaires en même temps. » Lorette n’avait pas de tâches particulières mais plutôt un espace dédié à soutenir leurs actions et leurs projets.

Lorette fréquentait les gens de l’association qui étaient des salariés, il y avait aussi des bénévoles. Elle s’était aussi inscrite dans la dynamique de l’Alliance Française de Wroclaw (Pologne). Lorette a donc eu l’occasion de rencontrer des personnes françaises. Elle a rencontré aussi beaucoup d’autres volontaires.

Ce qui l’a bloqué dans son intégration selon elle, c’était l’anglais lors des deux premiers mois. Elle a eu un déclic, et la communication s’est engagée naturellement avec son entourage. Concernant la culture locale, Lorette considère qu’elle s’est adaptée à ce avec quoi elle se sentait en phase. Elle n’a, par exemple, pas suivi un certain nombre d’habitudes alimentaires. Le week-end, Lorette faisait des fêtes, des visites et du sport, elle prenait également le train pour visiter les alentours. « Je souhaitais faire, agir, rencontrer et apprendre des choses et c’est en m’inscrivant dans beaucoup d’activités que j’ai réussi mes objectifs. »

Selon Lorette, les espagnols et les français sont beaucoup plus bruyants que les polonais. « Aussi, les relations entre les personnes ne sont pas les mêmes, les codes changent dans les situations intimes par exemple. »

Lorette conseille aux futurs volontaires d’y aller sans avoir des « attentes extraordinaires », mais tout en se permettant de rêver et de vouloir accomplir des choses, « petites et grandes. »

Propos recueillis par Maxime EUZEN le 23/05/12